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Nicolas Vanier : “Les jeunes s’éloignent trop de la nature”

L’interview de Christian Panvert

Shoot Aigle avec Nicolas Vanier. Domaine des Viloings

L’explorateur a filmé les animaux, les grands espaces enneigés et les aventuriers de l’extrême, dans “L’Odyssée blanche”, “Loup”, “Le dernier trappeur” ou “L’Odyssée sauvage”. Mais, c’est sur ses terres natales en Sologne que Nicolas Vanier a posé ses caméras pour tourner “L’École buissonnière”, une ode à la nature et à l’enfance, tiré de son dernier roman.
Dans le cadre royal du château de Chambord, des chevaux attendent leurs cavaliers en redingote rouge : Éric Elmosnino, en garde-chasse avec sa trompe en bandoulière, et François Berléand qui interprète un Comte. Nicolas Vanier donne les dernières consignes.

Quelle scène tournez-vous à Chambord?
C’est l’une des scènes les plus compliquées du film. Un des acteurs principaux est un cerf de 18 cors, un cerf magique que les chasseurs n’osent même pas imaginer dans leurs rêves les plus fous. Il cherche à échapper à la meute en filant par la rivière…

Que raconte le film ?
C’est l’histoire d’un petit parisien, orphelin de mère, dans les années 1930, qui se retrouve en Sologne sur un domaine où sévit un braconnier interprété par François Cluzet. Le petit garçon va découvrir ce monde merveilleux qu’est la nature et en même temps aller à la découverte des vraies valeurs de la vie qui disparaissent de plus en plus dans notre monde déboussolé.

Le petit Paul, c’est un peu vous ?
J’ai grandi en marchant derrière les bottes de mon grand-père, un garde-chasse. A onze ans, je passais déjà ma vie dans les bois. Je savais lire la voie d’un chevreuil, pêcher des carpes, des brochets, reconnaître les champignons. Le petit Paul apprend ce que les enfants des villes ne connaîtront plus. Aujourd’hui, les jeunes jouent à la PlayStation mais s’éloignent trop de la nature.

Assistez-vous encore au brame du cerf ?
Chaque année. J’aime y emmener des amis. Pour quelqu’un qui n’a jamais été confronté à cette magie, à cet univers, il y a quelque chose de très angoissant. On a même parfois l’impression d’être plongé à l’époque préhistorique.

Votre livre rappelle l’univers de Maurice Genevoix, celui de Raboliot, notamment.
Je le relis encore régulièrement. Tout comme Le Grand Meaulnes d’Alain Fournier. Jack London, Charles Dickens, Jim Harrison ou encore Bernard Clavel, qui a vécu à Saint-Cyr-sur-Loire, m’ont beaucoup guidé et inspiré.

Vous avez souvent séjourné dans le Grand Nord sans pour autant vous y installer. Pourquoi ?
Avec ma femme, nous avons vécu un an dans les montagnes Rocheuses, dans l’Ouest de l’Amérique du Nord. On s’est souvent posé la question d’y vivre. Mais, un peu comme un arbre, mes racines m’ont ramené à cette terre de Sologne où je suis né, j’ai grandi, et je pense, finirai mes jours.

 

Un roman d’apprentissage
Confié à Borel, le garde-chasse du domaine du conte de La Fresnaye et à sa femme, Paul fait la connaissance du braconnier le plus rusé du pays. Se noue alors une amitié entre l’homme des bois et le gamin des villes. Un jour, il tombe sur un cerf majestueux qu’il veut protéger des hommes…
L’école Buissonnière chez XO Éditions.
“L’école Buissonnière” le film, avec François Cluzet, François Berléand, Éric Elmosnino et Valérie Karsenti sortira le 11 octobre.

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