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Tours Madame

Le mochi : une douceur nippone « made in Touraine »

SUCCESS STORY

Par Sandrine Dartois

© Constance viot

 Styliste culinaire, animatrice d’un blog et auteur de livres de cuisine, Mathilda Motte vient de lancer « La Maison du Mochi » à St-Martin-le-Beau. Petites boules rondes et douces dotées d’un cœur onctueux, les « mochis daïfukus » sont confectionnés avec une pâte de riz gluant et une purée de légumineuses. Avec un enthousiasme communicatif, Mathilda nous explique comment cette gourmandise 100 %  végétale, sans gluten et sans matière grasse, pourrait bien écraser le macaron et susciter la même folie.

Son coup de foudre remonte à 2011 : Mathilda découvre l’univers doux et poudré du mochi (prononcez [motchi]) au Japon. Elle tombe tout de suite amoureuse de cette douceur nipponne très délicate, à l’enveloppe veloutée comme de la peau de pêche, dont les Japonais raffolent à l’occasion du Nouvel An. De retour en France, elle commence à les confectionner elle-même, car les seuls mochis que l’on trouve dans les épiceries asiatiques sont industriels et gluants. En octobre 2015, elle publie le livre « Mochi Mochis » aux Editions La Martinière, dans lequel elle délivre une cinquantaine de recettes appétissantes.

Une gourmandise « healthy »

Convaincue par le pouvoir de séduction de ces pâtisseries lunaires,  Mathilda lance « La Maison du Mochi » au printemps 2016 et sa boutique en ligne en octobre dernier : « Ce qui me plaît autour du côté rond, délicat et pastel, c’est le parallèle que l’on peut faire avec le macaron. Adulé depuis une dizaine d’années, on s’en est lassé car il est trop sucré, trop gras, trop lourd. Le mochi est beaucoup plus intéressant au niveau diététique car il est sans gluten, 100 % végétal et sans matière grasse : la pâte extérieure contient uniquement du riz, du sucre, de l’eau, et à l’intérieur des légumineuses. En pâtisserie, on dit généralement qu’il faut du gras pour apporter du goût. Avec le mochi, on se rend compte que les légumineuses, pleines de protéines, sont aussi une excellente base de goût ! »

 

Une découverte sensuelle, glamour… presque coquine !

Avec une grande sensibilité et un goût certain pour l’esthétique, Mathilda poursuit : « A l’inverse de la pâtisserie occidentale très exubérante et pleine de panache, le mochi est très épuré, dans des nuances pastels ton sur ton. L’intérieur est coloré, mais on le devine par transparence, c’est fascinant !».

Accompagnée d’un thé matcha, la dégustation prend une dimension cérémoniale, presque initiatique. Avant la mise en bouche, Mathilda choisit ses mots avec précision : « le mochi doit s’apprivoiser : généralement, on l’apprécie au bout de la troisième bouchée. Pour apprécier sa texture, on peut le caresser avant de le manger, ça fait partie de l’expérience. C’est une découverte sensuelle, glamour… presque coquine ! Ensuite, on le mord délicatement… Il y a souvent un petit moment de silence, c’est normal. ». Mélange d’onctuosité suave, proche de la crème de marrons et légèrement élastique, l’alliance des textures est effectivement inédite. Le goût de bergamote est délicat, la saveur très douce et peu sucrée.

Certains mochis sont revisités à la française, avec des parfums comme l’amande ou la rose, tandis que d’autres reprennent les grands classiques japonais : matcha, anko, yuzu, sésame noir…  Pour remplacer la purée de haricots rouges, Mathilda utilise des mojettes de Vendée bios, qu’elle parfume avec des huiles essentielles ou des infusions naturelles. A l’avenir, elle aimerait décliner des recettes en lien avec le terroir de Touraine, par exemple le raisin, la feuille de vigne ou les herbes aromatiques.

Un succès fulgurant

Depuis octobre dernier, la boutique en ligne permet de commander ces mochis confectionnés artisanalement, présentés dans un élégant coffret blanc. Ils sont accompagnés d’un guide de dégustation, avec  quelques suggestions d’accords « mochis & boissons ».  Expédiés au plus tard le lendemain de leur confection, ils se congèlent facilement.

Dès le premier jour de l’ouverture du site, les commandes ont afflué de toute la France de manière fulgurante, sans aucune publicité. Les clients sont principalement les fans de la page Facebook et les amoureux du Japon qui connaissent déjà les mochis. Pour répondre à la demande et augmenter sa capacité de production, Mathilda aménagera son laboratoire dans la gare de St-Martin-le-Beau dès l’automne prochain. Même si elle souhaite que la Maison du Mochi se développe de façon harmonieuse, elle envisage déjà de créer des corners dans des salons de thé ou des lieux inédits autour de la boisson, en Touraine ou ailleurs, et pourquoi pas ouvrir sa propre boutique.

Mathilda organise aussi des ateliers de cuisine pour apprendre à fabriquer soi-même les mochis, apprivoiser l’anko (cette fameuse pâte de haricots rouges sucrée) ainsi que d’autres douceurs du répertoire pâtissier japonais. Une immersion totale dans un univers de douceur et de simplicité… à son image !

LA MAISON DU MOCHI à Saint Martin le Beau

09 53 76 78 03

www.maisondumochi.fr

www.facebook.com/lamaisondumochi

 

 

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