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Tours Madame

Jean-Paul Rouve : « Les français aiment cette famille »

L’interview de Christian Panvert

On l’a découvert dans la troupe des Robins des Bois. Et depuis, il ne nous a plus quittés. Il est avocat dans Tanguy  d’Étienne Chatiliez, collabo dans Monsieur Batignole, rôle pour lequel il obtient le César du meilleur espoir masculin en 2003. Suivent Podium, Nos jours heureux, La Môme. Et l’incroyable saga des Tuche. Plus de 6,2 millions de spectateurs. Après Monaco et les Etats-Unis, changement de décor et pas des moindres puisque la famille Tuche pose ses valises à l’Elysée !

Comment Jeff Tuche peut-il se retrouver à l’Elysée ?
Un sacré concours de circonstances ! Il se réjouissait de l’arrivée du TGV dans son village à Bouzolles. Malheureusement, il ne fait que passer, sans s’arrêter. Furieux, il tente de joindre le président de la République pour que son village ne reste pas isolé. Sans réponse de l’Élysée, Jeff ne voit plus qu’une seule solution pour se faire entendre : se présenter à la présidentielle… Pour qu’on parle de son village. Sauf que, fruit d’évènements et d’affaires exceptionnelles, il est finalement élu à la tête du pays.

Comment vous est venue cette idée ?
Quand nous faisions la tournée des Tuche 2. Nous avions l’impression d’être en campagne électorale. Ça nous a donné l’envie de confronter les Tuche aux politiques mais aussi aux milieux dits de l’élite parisienne. De fil en aiguille, l’idée que Jeff puisse devenir président a germé. Ce scénario a été le plus compliqué car nous ne voulions pas être populistes, démagogues et donneurs de leçon.

La campagne présidentielle de 2017 vous a-telle inspirée ?
Non, tout était écrit avant. Sauf les allusions à l’affaire Fillon. C’est assez dingue car l’accession au pouvoir  d’Emmanuel Macron présente en effet des similitudes avec le film. Les électeurs ont dégagé tout ce qui existait pour aller voir ailleurs.

Quelles sont vos références ?
On est proches de Strip-Tease, de la BD Fluide Glacial, et des Simpson qui avaient d’ailleurs plus ou moins prédit l’élection de Donald Trump. Les artistes, et bien souvent les humoristes, ont un regard sur le monde qui permet plus de recul.

Qu’est-ce qui vous amuse chez Jeff Tuche ?
Le fait qu’il n’ait pas de limite. Il peut tout faire, tout dire. C’est le pouvoir du clown, du fou du roi. Coluche avait sa salopette ; Brice de Nice, son tee-shirt ; Jeff Tuche, sa perruque et sa banane. Vous savez, des Jeff Tuche, j’en connais plein. Nous en avons vu beaucoup lorsque nous tournions aux Etats-Unis. D’ailleurs, là-bas, quand je sortais en ville, habillé en Jeff Tuch, personne ne me regardait bizarrement. Je passais inaperçu dans ce drôle de décor.

Avez-vous eu le sentiment parfois d’aller un peu trop loin ?
Aller trop loin, ça ne veut rien dire. Les situations sont drôles ou pas drôles. Durant l’écriture du scénario avec Olivier Baroux, et les auteurs des Guignols, on s’interdisait juste de rire aux dépens. Pour être drôle, il faut rire avec. Quand on fait une comédie, il ne faut pas que l’histoire soit au service des gags mais l’inverse. Sinon, c’est gratuit ! Et inintéressant.

Pourquoi Les Tuche touchent-ils autant le public ?
La recette fonctionne, parce que les Français aiment cette famille qui leur ressemble. Des gens simples qui ne changent pas d’un iota quelles que soient les situations.

Les Tuche 3
”Liberté, égalité, fraternituche”
au CGR Tours Centre et CGR Tours 2 Lions

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