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Tours Madame

Du Cher à la Loire

 

ITINERAIRE

Kilométrage au départ de Tours : environ 70 km

Principaux sites du circuit : Levée du Cher (serre de la Tuilerie), Berthenay (le Grand-Moulin, la Grange aux Moines, le site du Bout du Monde), Levée de la Loire (manoir de Foncher), Savonnières (église, bords du Cher, Grottes pétrifiantes), Villandry (château et jardins, église), Levée de la Loire (confluence Loire-Cher), La Chapelle-aux-Naux (ancien port), Langeais (pont).

 

9h30 Pas même quarante kilomètres jusqu’au pont de Langeais : petit circuit mais grande beauté. Nous voilà partis d’assez bonne heure pour musarder au fil du Cher et de la Loire qui, dans la léthargie des mois d’été, semblent se prélasser dans une vallée commune où, après s’être observés à distance, la reine et son vassal font finir par s’unir, à un jet de navet, ou presque des illustres jardins de Villandry.
En voiture donc pour ce délicieux périple à petite vitesse, sur une route buissonnière assez étroite, qui prend le temps de tourner, et où la vitesse est limitée à 50 km/h, voire 30 çà et là : parfait tant cette Touraine-là se déguste doucement. On s’élance dans cet ailleurs apaisant au-delà du centre commercial La Riche Soleil, juste après la déchetterie de La Riche. Cette petite route ne tarde pas à lécher le Cher, à Port Cordon. Dès lors, ouvrez les yeux : de simples maisons de tuffeau fleuries en logis de caractère, le bâti contribue au cachet de cette levée verte et fleurie où il est facile de s’arrêter sur les bas-côtés. Notamment au niveau du déversoir ou le ruissellement de la rivière se révèle assez captivant. Un peu plus loin, l’arrêt s’impose aussi au niveau du Grand-Moulin de Ballan cet imposant bâtiment, accroché à la rivière côté Ballan-Miré, ayant été construit par l’illustre baron Jacques de Beaune quand il s’installa au château de la Carte, vers 1515. Sur la droite de la levée, certaines varennes sont encore cultivées par les trois derniers maraîchers de cette fertile vallée, qui en comptait après-guerre dans les cent cinquante.

11h30 La « goule » déjà avinée, ou pas, il est temps de le gagner, ce superbe Bout du monde. Passé le gigantesque tilleul de la Tuilerie, vous voilà bientôt à l’intersection de la route de Savonnières. On tourne à droite en direction de la gare, où le Paris-Le Croisic dérailla le 21 juillet 1908. Un peu plus loin, arrivé à la levée de la Loire, c’est à gauche. Cap sur Berthenay… et son Bout du Monde. Le nom d’un plaisant restaurant, dans l’ombre de l’église, mais d’abord d’un lieu-dit. Tout au bout de cette « Isle de Berthenay », ancrée entre Loire et Cher.
Mais avant de jeter l’encre dans ce site d’atmosphère, on ne peut tout de même pas passer à côté sans la voir. Sans voir cette Grange-aux-Moines qui fait la fierté des Berthenaysiens. Légèrement à l’écart de la levée, cette énorme grange dîmière assurait l’approvisionnement de l’abbaye Saint-Martin de Tours, qui abritait deux 200 chanoines et 600 artisans et serviteurs, sans compter les pauvres et les pèlerins. Des frères « grangiers » assuraient la gestion des tous les produits entreposés dans ce bâtiment dont l’imposante charpente en bois de châtaignier à double pente date du XIIe siècle et culmine à 15 mètres. Difficile, hélas, d’entrer dans cette grange, si ce n’est lors des Journées du Patrimoine.

 

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Textes et Photos de Jean-Luc Péchinot

 

Bonnes tables

 

boutDuMondeLE BOUT DU MONDE
Cette terrasse-là, cernée de hauts maïs et conçue en mode très tendance, se révèle l’une des plus agréables. Pas de vue certes, puisqu’on est là au pied de la levée de la Loire, mais que de quiétude sous ces bâches où l’on se régale d’une cuisine de marché qui joue la sincérité, dans un créneau de tradition revisitée, le menu du jour à 19 euros étant exemplaire. Le week-end, place au menu-carte, genre marbré de foie gras aux layon et poires tapées, poisson de petits bateaux et concassé de tomates, millefeuilles de fraises. Rare : on sert ici de la friture de Loire. Quant au plateau de fromages… : l’un des plus tentants de la région. Ajoutez à cela que Christophe Roublin est un garçon charmant et que sa carte des vins est pleine de trouvailles, et vous comprendrez que ce Bout du monde nous plaît particulièrement.
Menus à 19 euros (le midi en semaine), 34 euros, 47 euros et 57 euros.
Le Bourg. Berthenay. 02 47 43 51 59

serreAubergeTuilerieSERRE-AUBERGE DE LA TUILERIE
Sur la verte et paisible levée du Cher, les touristes étrangers adorent le côté bonne franquette de cette vaste serre reconvertie par la famille Aubert en musée et auberge. On peut certes déplorer les chaises plastique, mais dans l’assiette et le verre, on en a pour son argent, le midi seulement, l’unique menu de Paulette, à 26 euros, proposant par exemple crudités, lapin à la moutarde, salade, fromages et dessert, le tout arrosé d’un bon apéro maison et de gamay à volonté. Et on peut même repartir avec ses plants de géraniums.
Menu à 26 euros.
Route du Perreau. Savonnières – 02 47 50 04 96

maisonTourangelle

LA MAISON TOURANGELLE
La belle Maison que voilà. Adossée au coteau troglodytique, c’est celle de Frédéric Arnault, dont la cuisine franche, précise et harmonieuse fait recette sans tapage, dans un registre classique au goût du jour. D’un beau rapport plaisir/prix, le menu à 28 euros témoigne de la qualité des produits et de la maîtrise des cuissons : dodine de poulet jaune farci aux éclats de morilles, filet de porc Roi rose et fricassée de champignons, fromages au lait cru, clafoutis aux bigarreaux. Le grand menu vins compris permet d’heureuses alliances. La terrasse balcon sur le Cher ajoute au cachet de cette Maison gourmande des plus recommandables.
Menus à 28 euros, 38 euros, 48 euros et 58 euros.
9, route des Grottes pétrifiantes. Savonnières – 02 47 50 30 05

 

 

 

 

 

etapeGourmandeL’ÉTAPE GOURMANDE
Sur les hauteurs de Villandry, la jolie ferme XVIIe de la Giraudière, jadis principale métairie du château, s’est convertie au tourisme, Alexandra et Béatrice de Montferrier accueillant suons les tilleuls de leur vaste terrasse nombre d’étrangers en quête de « typique ». De pressé de légumes confits en terrine de viande de chèvre et de jarreton de porc en tournedos de canard, cette cuisine de terroir fleure bon la France de tradition. La maison vend même du sainte-maure fermier, frais ou affiné, à emporter (4 euros).
Formules à 16 euros (le midi en semaine), 17,50 euros et 23,10 euros. Menus 28,50 euros et 34,40 euros.
Route de Druye. Villandry – 02 47 50 06 60

doulceTerrasseLA DOULCE TERRASSE
Couleurs, saveurs, fraîcheur : ces trois mots résument les plats de cette terrasse élégante accolée au château de Villandry, les courgettes et plantes aromatiques de ses jardins étant sublimées par la belle Emmanuelle qui, depuis onze ans, donne un supplément d’âme à ce haut lieu touristique de la plus fertile des provinces. De salades en quiches et tartines chaudes, et de midi à 15h30, il y a là de quoi s’offrir un vite-fait bien-fait qui mériterait de faire école. Tout est beau et bon, jusqu’à la beuchelle tourangelle en vol au vent. La formule à 12 euros propose un remarquable « trois en un » avec une singulière pyramide de verrines. Le menu végétarien est aussi exemplaire. Les vins, insolites pour certains, ont de quoi réjouir les oenophiles, tels le pétillant Zéro pointé ou le très frais, franc et fruité valençay rosé.
Formules à 17 et 19 euros.  Menus à 23 et 24 euros.
Château de Villandry. Villandry – 02 47 50 02 10

epicerieGourmandeL’ÉPICERIE GOURMANDE
Dans la quiète rue menant à l’église, cette intimiste épicerie fine plaira surtout aux oenophiles qui, sur le comptoir, peuvent déguster des vins au verre fort bien choisis, le gamay frais et fruité de Laurent Lebled méritant bien son nom : « Ca s’est bon ». De 10h à 22h et sept jours sur sept, on peut aussi s’attabler aux tables extérieures, où Aurore sert un honorable menu du jour à 18 euros et une formule galette-crêpe-bolée à 12 euros. Assiettes de fromages ou de charcuterie sont aussi proposées avec patate au four et salade (13 euros). Et pour les fondus de glace à l’italienne, il y en a là de l’artisanale.
6, rue de la Mairie. Villandry.

Brocante

grenierMoulin

LE GRENIER DU MOULIN
Dans l’ombre de son patrimonial moulin, véritable musée de la meunerie à l’ancienne (visite en groupe), BenoÎt Deffontaines entrepose toutes ses trouvailles, de livres en bibelots et autres petits objets. En repartant, à quelques mètres plus haut sur la gauche, au pied de la falaise, on doit jeter un oeil à une curieuse maisonnette à façade Renaissance. Sa curieuse cheminée de brique, contournée en hélice, surmonte un toit d’ardoise.
10, rue du Paradis. Villandry.

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