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Tours Madame

Chanel Koehl bouscule les clichés

LO2A3503 (Copier)Son prénom chic, qui sonne comme un parfum de luxe, contraste avec son personnage « d’ours mal léché », comme il le dit lui-même. Ancien parachutiste dans la légion étrangère, Chanel Koehl a troqué son fusil contre un Canon en bandoulière. Rencontre avec un chasseur d’images qui ne manie pas la langue de bois.

De son passé de képi blanc, il a gardé la niaque et la forme physique qui lui permettent de parcourir des kilomètres à la recherche du bon endroit et du bon éclairage. « Je suis un opportuniste : je ne passe pas des heures à guetter la bonne lumière, je n’ai pas le temps d’attendre…. j’avance ! ».

 « Quand je regarde un paysage, je vois un tableau »

Azay le Rideau © Chanel Koehl

Azay le Rideau
© Chanel Koehl

 Boulimique de la vie, Chanel Koehl définit son parcours comme « une succession de loopings et de cascades ». De son enfance dans les montagnes jurassiennes, ses études d’arts graphiques à l’école Brassart, ou ses moments difficiles dans l’armée, il ne garde que le meilleur : « on passe son temps à vouloir oublier ce qui nous a construits. Moi, je m’en nourris ». En 2009, il plaque sa carrière de directeur commercial à la « Pierre Chinonaise » et ressort pinceaux et crayons. Un voyage à Venise, quelques clichés en noir et blanc et c’est le déclic : « Quand je regarde un paysage, je vois un tableau. Prendre une photo, c’est plus rapide que de sortir les pinceaux. ».

 

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© Chanel Koehl

Talents multiples

En seulement quatre ans, Chanel Koehl s’est fait une réputation internationale, notamment avec ses photos de cieux tourmentés au-dessus de la forteresse de Chinon. Mais son talent ne se limite pas à métamorphoser des paysages en tableaux impressionnistes. De l’architecture aux photographies culinaires, en passant par les insectes ou les portraits d’animaux…. Rien ne résiste à son objectif.

Autodidacte et créatif, il aime prendre le contrepied des règles photographiques : utiliser un téléobjectif quand un grand angle s’impose, jouer sur les micro-contrastes, obtenir des photos chaudes avec des couleurs froides…. Que l’heure soit à la brume, au crachin ou à l’orage, il joue avec la lumière, les reflets, les lignes de fuite, les graphismes, crée des ambiances fantastiques et pose un regard pictural neuf sur le patrimoine ancestral de Touraine.

 

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Montsoreau © Chanel Koehl

Photographe baroudeur

Amoureux de ses terres Chinonaises, Chanel Koehl aime bourlinguer : c’est sa façon de « s’enrichir sans posséder ». Sur sa page Facebook, 33 500 fans suivent ses pérégrinations et commentent ses photos. Avec son franc-parler, il revendique de faire de la photographie populaire, « qui se vend bien ». Prolifique et pressé, il a déjà publié six ouvrages, prépare un nouveau livre sur la ville d’Epinal, un autre sur la ville de Tours et expose actuellement à Richelieu. Pas de circonvolution intellectuelle hasardeuse ou de démarche artistique filandreuse, Chanel Koehl reste pragmatique : « Si vous ressentez une émotion en regardant mes photos, tant mieux ! ».

Exposition « Regards sur Richelieu » à Richelieu jusqu’au 27 juin

www.koephotographies.com/

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Chapelle Ste Radegonde à Chinon © Chanel Koehl

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