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Tours Madame

Pascal Obispo : « J’ai besoin d’être en contact avec mon public »

Obispo2L’interview de Christian Panvert

Depuis 1992, avec l’album “Plus que tout au monde”, dont le single éponyme est son premier succès, Pascal Obispo n’a cessé d’enchaîner les tubes pour lui : “Tombé pour elle” (L’île aux oiseaux), “Tu vas me manquer”, “Où et avec qui tu m’aimes”, “Lucie”, “Millésime”, “Fan”, “Rosa” … mais aussi pour les autres. Pour Zazie (Zen), Florent Pagny (Savoir aimer, Ma liberté de penser, Chanter, Et un jour, une femme), Johnny Hallyday (Allumer le feu ! ), Natasha St-Pier (Tu trouveras, Mourir demain)… Il rencontre aussi le succès dans le cadre de collaborations, comme avec la chanson “Sa raison d’être” pour Ensemble contre le SIDA, la comédie musicale Les Dix Commandements ou encore Adam et Ève. Après MillésimeS, en 2013, un regard sur 20 ans de carrière, Pascal Obispo reprend la route avec “Le Grand Amour”, l’un de ses meilleurs albums…

À peine un an après une tournée des “petites salles”, vous retrouvez les zéniths. Privilégiez-vous de plus en plus la scène ?

C’est vrai ! J’éprouve le besoin d’être en contact avec mon public. Je descends dans la salle. J’ai envie de toucher les gens. Nous formons depuis vingt ans une grande famille. Ceux qui me suivent depuis le début participent d’une certaine façon à mes aventures, mes déceptions, mes projets. Ça forge des liens très forts. Je comprends l’importance du chanteur dans la vie des gens. Vous savez, je reconnais beaucoup de mes fans dans la salle. J’ai aussi une équipe extraordinaire qui travaille énormément pour mettre en forme toutes les idées que j’ai.

Cette tournée est la grande soeur de MillésimeS, avec deux fois plus de moyens. Votre neuvième album est-il le plus personnel ?

Je le pense un peu. Et au fond, c’est normal. Plus on vieillit, plus on est en quête de vérité, en quête de soi. En tout cas, le titre résume vraiment mon état d’esprit.

Toutes les histoires que vous racontez dans cet album sont-t-elles vraies ?

Absolument ! La chanson Arigatô , par exemple, évoque le drame d’un ami. Il m’a raconté qu’avant de mourir, sa femme lui avait dit “Arigatô”. Ce qui veut dire merci. Je lui avais promis d’en faire une chanson.

Certains titres sont aussi très “New- Wave”. Ça s’entend par exemple sur Grand Amour avec son refrain très accrocheur. Pourquoi ce “retour” ?

J’aime beaucoup les années 80. La génération post-punk à laquelle j’appartiens, a parfois été en réaction avec les années 70, et les solos de guitares duraient une éternité… Moi, je viens d’une école plus minimaliste. Avec mes potes, on était des bricoleurs. Ma musique est issue de là. Plus j’avance, plus elle est proche de celle que j’aimais quand j’étais jeune. Mes influences vont du Marquis de Sade en passant par Cure, Michel Polnareff et Michel Berger. Je suis très éclectique !

Vous avez toujours été suivi par le public, pas toujours par les médias. Cela vous a-t-il rendu plus fort ?

Les médias sont des relais indispensables pour aller vite. Les radios ne sont pas toujours à l’unisson avec le grand public. Mais elles sont obligées à un moment de suivre. C’est un peu comme la nature, elle est toujours plus forte que l’homme. Au final, le public a toujours raison sur le succès. On ne fabrique pas des tubes. C’est le public qui les fabrique. Je n’aime pas le terme faiseur de tube qu’on m’attribue parfois. L’artiste a la chance ou pas d’être en correspondance avec les attentes des gens. On écrit juste des chansons pour passer des bons moments. Je ne suis pas une machine.

Votre père, Max Obispo, était footballeur aux Girondins de Bordeaux. Vous, vous avez beaucoup joué au basket.Le sport a-t-il toujours eu de l’importance dans votre vie ?

Oui. Parce que j’aime l’esprit d’équipe. Quand on joue collectif, quand on a un bon état d’esprit, on peut soulever des montagnes. Regardez le parcours des footballeurs de Bordeaux en ce début de saison. Ils n’affichent pas la meilleure équipe sur le papier. Et pourtant, ils sont dans le trio de tête. C’est la même chose pour la musique. Cette tournée est celle d’une équipe : des chauffeurs aux techniciens en passant par les musiciens et le chanteur, on est tous dans le même bateau. Et on veut donner le meilleur au public !

Auriez-vous aimé être sportif de haut niveau ?

J’ai toujours voulu composer de la musique et me produire sur scène Quand j’ai vu mes premiers concerts, je me suis dit qu’un jour, moi aussi, je monterai sur scène.

Pascal Obispo en concert à Tours
au Grand Hall, le mardi 9 décembre à 20h
Réservation : www.cheyenne-prod.com et 02 47 49 80 03

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